Une catastrophe remet sur les rails la ligne Nice-Tende

05/11/2020 Michel BOVAS

La vallée de la Roya, sinistrée depuis le passage de la tempête Alex ayant détruit le réseau routier franco-italien, ne survit que grâce à la voie ferrée Nice-Tende et la desserte des TER SNCF ou des trains italiens.

Il a donc fallu un désastre pour que la ligne Nice-Tende qui relie également Vintimille à Cuneo et Turin retrouve son utilité.
Après les violentes intempéries qui ont frappé l'arrière pays niçois le 2 octobre dernier, les routes de la vallée franco-italienne de la Roya sont coupées pour de longs mois, la seule alternative reste ferroviaire.
Mais pour envisager sereinement l’avenir d’une ligne qui était menacée de fermeture il y a tout juste quelques mois, il faudra la mobilisation de moyens financiers supplémentaires et une meilleure coopération entre SNCF Réseau et son homologue italien.
Près de 50 km de routes et de nombreux ponts de la vallée ont disparu sous la furie de l'eau. La facture de la reconstruction côté réseau routier pourrait s’élever à plusieurs centaines de millions d'euros (près d’un milliard si l'on rajoute les routes détruites des vallées de la Tinée et de la Vésubie).
Seule la voie ferrée qui relie Nice à Tende reste une solution à court terme crédible. En tout cas après travaux sur la section entre Saint-Dalmas-de-Tende et Tende. Côté italien des premiers trains de l'opérateur Trenitalia ont pu desservir la petite commune frontalière depuis Cuneo.

Des travaux financés par la région

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur a décidé de financer la totalité des travaux à réaliser sur cette ligne, non compris les financements déjà budgétés par SNCF Réseau. La région sollicitera l'Union européenne car la ligne représente un intérêt dans le système de corridors communautaires.
Elle dessert la France (Nice-Tende) mais aussi l’Italie (Vintimille-Tende Cuneo). Ces travaux nécessiteront un accord sur une nouvelle convention entre les deux États. Mais le temps presse, la ville de Tende un mois après la tempête est toujours inaccessible sans compter les mesures de confinement qui accroissent le désarroi des habitants.