Véhicule industriel : prévisions revues à la hausse pour 2019

Le marché du véhicule industriel et des utilitaires se maintient à un niveau élevé en France. Quelques nuages persistent toutefois autour du manque de conducteurs et de visibilité sur les nouvelles gammes capables de relever le défi énergétique.

2019 sera de nouveau une année très positive pour le marché des véhicules utilitaires et industriels en France. À l’issue du premier semestre, les immatriculations de poids lourds de plus de 5 tonnes affichent une croissance de plus de 18 % pour s’établir à 32.500 ventes. Et si le mois de juillet a, comme à l’accoutumé, ralenti ce dynamisme, les volumes commercialisés au cours des sept premiers mois progressent encore de près de 13 %. Tant et si bien que l’Observatoire du véhicule industriel de BNP Paribas a revu ses prévisions à la hausse pour l’année à hauteur de 53.000 immatriculations (contre 51.500 en janvier dernier).

"Vers un marché de 53.000 immatriculations de poids lourds neufs en France"

"La décélération anticipée en 2019 ne sera que de 2,4 %" comparé à un exercice 2018 achevé sur 54.300 ventes de poids lourds neufs. Selon les modèles, l’OVI prévoit 28.500 immatriculations de tracteurs et 24.500 de porteurs. À noter que le marché du véhicule industriel français n’est pas le seul à progresser puisque à l’échelle de l’Europe le nombre de camions neufs vendus enregistre une hausse de 5 % à fin mai porté aussi par l’Allemagne  (+ 13 %). Sur le segment des utilitaires de moins de 5 tonnes, l’OVI table également sur une année record. À fin juillet, leurs immatriculations s’apprécient de 6,7 % avec près de 294.000 véhicules.

Transition énergétique

Deux paramètres pourraient toutefois affecter la bonne santé du secteur. Le premier concerne la pénurie de conducteurs qui semble s’amplifier puisque, selon l’observatoire, "76 % des transporteurs routiers français connaissent des difficultés de recrutement". Le manque de gammes complètes et pérennes de véhicules propulsés par des énergies alternatives, pour la distribution en zone urbaine en particulier, est le second. "Un mix de solutions combiné à un mix technologique sont indispensables à la mise en œuvre d’une transition énergétique efficace, et passent par le diesel, le GNV, l’électrique et/ou l’hydrogène. Même si le GNV est en forte croissance et répond pour partie aux attentes du secteur, la question reste posée quant aux calendriers de mise en œuvre du mode électrique en attendant l’hydrogène".