Véhicules industriels : le marché semestriel à un niveau inattendu

26/08/2021 Érick Demangeon

Au cours du premier semestre, les immatriculations des poids lourds neufs ont progressé de plus de 20 % en France. Si cette tendance se confirme, ce marché retrouverait son niveau d’avant crise sanitaire dès cette année.

En 2020, le marché national du véhicule industriel de plus de cinq tonnes s’était contracté de 25 % pour s’établir autour des 42.000 immatriculations. Les prévisions 2021 de l’Observatoire du véhicule industriel tablaient sur une stabilité du marché voire sur une progression de 1 % au mieux en raison des incertitudes liées à la pandémie de la Covid-19. À l’issue des six premiers mois de l’année, ces projections ont été largement contredites. À fin juin, les immatriculations de poids lourds neufs ont progressé de plus de 20 % en France avec près de 23.600 unités vendues.
Selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), Renault Trucks détiendrait une part de marché de 29 % au premier semestre. La marque a vu ses ventes augmenter de 24 % contre une hausse de 19 % environ pour les autres constructeurs.
Dans ce contexte, l’Observatoire du véhicule industriel a recalculé ses prévisions pour 2021. Il table aujourd’hui sur un marché compris entre 45.000 et 48.000 immatriculations, soit une croissance de 8 à 15 %. Cette évolution serait portée par le dynamisme des tracteurs dont les ventes pourraient se développer de plus de 22 % et se hisser jusqu’à 25.500 unités (23.400 en fourchette basse). Dans le même temps, les immatriculations des porteurs neufs se situeraient au mieux autour des 22.500 unités en hausse de 8 % (21.600 en fourchette basse).

Ciel dégagé pour les utilitaires

Le marché français des utilitaires de moins de cinq tonnes enregistre les mêmes tendances. En 2020, il a connu un repli historique de 16 % avec 402.383 unités vendues. Au premier semestre 2021, ce marché se développe de près de 39 % avec près de 243.000 nouvelles immatriculations. À fin juin, le groupe Stellantis (PSA Peugeot-Citroën, Fiat, Opel…) y détenait une part de marché de 44,2 %. Quant au groupe Renault, sa part s'est alors élevée à 29,5 %.